Les mode d’emploi : mycélium de pleurote

1) Fabrication du substrat

Pour faire pousser vos pleurotes, il faut commencer par préparer le substrat, c’est à dire le support du champignon, là où il va se développer et trouver sa nourriture. Pour faire votre substrat, vous pouvez utiliser les sacs microfiltrés SmartMush mais aussi, plus simplement, n’importe quel contenant propre et fermé en lui ajoutant un filtre pour permettre les échanges gazeux. Un simple coton de démaquillage remplira parfaitement le rôle de filtre. Voici quelques exemples : des tupperwares, des seaux de friterie, des sacs de courses….

Le substrat le plus facile à préparer est la paille. Mettez-la à tremper dans un mélange d’eau et de chaux éteinte. La quantité de chaux a peu d’importance car l’eau en est rapidement saturée. Comptez environ une demi tasse de chaux pour 50L d’eau. Laissez reposer toute une nuit. Laissez la paille s’égoutter ou bien essorez-la de manière à ce qu’elle soit juste humide et non trempée. Un bon test consiste à prendre une poignée de paille et à la serrer entre ses mains, s’il y a des gouttes qui coulent alors la paille est encore trop humide.

Un litre de mycélium permet d’ensemencer 10 kg de paille humide. Attention ceci n’est pas une recette exacte et ces proportions peuvent varier selon différents facteurs (propreté, température..). Faîtes vos expériences ! 

Une fois la paille prête à être utilisée, disposez-la dans votre contenant en ajoutant le mycélium au fur et à mesure (en couches successives par exemple) et tassez bien. Fermez bien le contenant pour éviter les contaminations et la dessiccation (le mycélium respirera par le filtre). Votre substrat est prêt !

2) Incubation

Placez votre substrat ensemencé dans un endroit à l’abri de la lumière et ayant une température avoisinant 20°C. La température peut monter jusqu’à 30°C mais pas plus sinon le mycélium risque de mourir. L’incubation va durer environ 1 mois, moins s’il fait chaud, plus s’il fait froid. Lorsque le substrat est tout blanc, c’est qu’il est entièrement colonisé par le mycélium, il est donc prêt à donner des champignons. Tel quel, il peut encore se conserver 2 mois dans un lieu frais et sombre avant d’être ouvert.

3) Fructification

Pour pousser, les champignons ont besoin de place et d’air mais aussi de lumière. Pour leur en donner, placez-les à la lumière en évitant toutefois les rayons directs du soleil. Vous pouvez faire une entaille ou un trou dans votre contenant. Cette ouverture n’a pas besoin d’être immense (comptez jusqu’à 5cm selon votre contenant) mais il faut la maintenir humide. Pour cela, vaporiser 1 à 2 fois par jour un peu d’eau dessus La sécheresse est l’un des principaux facteurs d’échec…

Vous verrez apparaître de petites boules noires (primordias) qui vont rapidement évoluer pour donner de belles grappes de pleurotes. Celles-ci sont prêtes à être récoltées lorsque les bords des chapeaux sont encore recourbés et lorsque la vitesse de croissance diminue.

4) Récolte et conservation


Pour récolter les champignons, arrachez la grappe en la tournant délicatement sur elle-même. Il est important de laisser l’entaille propre en retirant les éventuels morceaux restants.
Vous pouvez conservez vos champignons jusqu’à 7 jours en les mettant au frigo. Les champignons doivent respirer, évitez donc les plastiques.

Pour une seconde et troisième récolte, ré-humidifiez un peu votre substrat et refermez le contenant. Deux à trois semaines plus tard, ré-ouvrez et maintenez toujours l’ouverture humide, de nouvelles grappes devraient apparaître…

Bonne dégustation !

Pour vos expériences…

L’idéal pour ensemencer un substrat est le blanc, mélange de céréales inoculées (ce que vous venez d’acheter). Cependant, nous vous invitons à essayer de ré-utiliser une partie de votre paille déjà colonisée par le mycélium. Pour cela, prenez-en une poignée que vous re-mélangez avec un nouveau substrat. Attention, si vous tentez cette expérience, il vaut mieux prélever la paille déjà colonisée avant que le sac ait donné des champignons. En effet, la fructification est un procédé fatigant pour le mycélium qui devient moins vigoureux.

Différents substrats sont envisageables : paille, copeaux de feuillus frais, marc de café, sachets de thé, cartons… Selon la propreté du substrat, il peut être nécessaire de le pasteuriser. Pour un substrat en thé/café, vous pouvez placer le mycélium au fond et le nourrir petit à petit en lui laissant le temps de digérer.

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